(Amphithéâtre)
Gallagher, Shaun
(University of Central Florida, Orlando)
Protention, schizophrenia, and gesture
Analysis of the temporal structure of experience (Husserl 1991)
provides a model for how things can go wrong in pathologies like
schizophrenia (Gallagher 2005). Some schizophrenics experience no
sense of agency in regard to their thought processes/ body movements.
Empirical evidence shows schizophrenic patients are surprised
by their own instrumental actions (Frith & Done 1988). This
suggests the “protentional” aspect of experience, which allows subjects
to anticipate their thoughts/actions, breaks down, and leads to
the sense that they do not control their actions. Studies show that
temporal structure, and specifi cally the protentional aspect and its
affective expression (Varela & Depraz 2000) is ubiquitous across cognition
and action (Berthoz 2000 ; Gallagher 2004), and breaks down
in schizophrenia (Singh 1992). Psycholinguistic studies suggest that
the same protentional structure operates in the formation of normal
gesture (McNeill 1992). It is natural to ask whether gesture in schizophrenics
(and other pathologies, such as bipolar disorder) might
suffer the same fate as thought and action.
L’analyse de la structure temporelle de l’expérience (Husserl 1991)
fournit un modèle des perturbations pouvant être rencontrées dans
les pathologies comme la schizophrénie (Gallagher 2005). Certains
schizophrènes ne font pas l’expérience de l’agentivité de leurs processus
de pensée / mouvements corporels. Des données empiriques
montrent que des patients schizophrènes sont surpris par leurs propres
actions instrumentales (Frith & Done 1988). Cela suggère que
l’aspect “protentionnel” de l’expérience, qui permet aux sujets d’anticiper
leurs pensées/actions, s’effondre, ce qui entraîne l’impression
qu’ils ne contrôlent pas leurs actions. Des études montrent que la
structure temporelle, et spécifi quement l’aspect protentionnel et son
expression affective (Varela & Depraz 2000) est omniprésent à travers
la cognition et l’action (Berthoz 2000 ; Gallagher 2004), et s’effondre
dans la schizophrénie. Des études psycholinguistiques (Singh 1992) suggèrent que la même structure protentionnelle est à l’ uvre
dans l’établissement de la gestuelle normale (McNeill 1992). Il est
naturel de se demander si la gestuelle des schizophrènes (et d’autres
pathologies, tels que les troubles bipolaires) pourrait subir le même
sort que la pensée et l’action.