(Salle F05)
Garcia, Brigitte
(UMR 7023, Paris)
Quelles formes d’écrit pour la Langue des Signes (LS) ?
Résultats d’une enquête qualitative auprès de locuteurs
sourds de la Langue des Signes Française (LSF)
La question posée est celle des moyens, pour les sourds locuteurs
d’une LS, d’accéder aux différentes fonctions cognitives, sociales,
pédagogiques de l’écrit.
On exposera les résultats de l’enquête menée sur ce sujet auprès
d’adultes et d’enfants sourds locuteurs de la LSF. L’objectif était d’investiguer
leur rapport à l’écriture et au français écrit, leurs usages et
pratiques graphiques et leurs attentes, mais aussi le rôle des technologies
visuelles en fonction d’écrit pour la LSF.
Outre le constat, chez ces personnes, de tous niveaux en français
écrit, de nombreuses pratiques graphiques spécifi ques, on mettra
en évidence les fonctions de l’écrit que ni le français écrit, même
maîtrisé, ni les nouvelles technologies visuelles ne permettent de
satisfaire. Entre autres, ses fonctions de support :
à une élaboration cognitive (en LSF) ;
à la formulation de requêtes dans une banque de données
en LSF ;
et, dans l’enseignement de et en LSF, à une « composition »
en LSF.
Intégrant le point de vue de ces locuteurs sur l’éventualité d’une
formalisation graphique de leur langue, cette étude permet de préciser
les bases fonctionnelles qui, couplées à l’analyse linguistique,
orienteront la forme du système graphique projeté.
Which written forms are adequate to Sign Language (FSL) ? The
Results of a qualitative survey of French Sign Language (FSL) signers
The question here is to ascertain the means, for deaf signers, of
adopting various cognitive, social, and pedagogical functions of
writing. We will present the results of the survey conducted with children and adult FSL signers, our aim being not only to investigate
their relationship to writing and to written French - their uses and
practices of graphical representation, as well as their expectations
but also in order to determine the role of visual technologies as a
writing tool for FSL.
Beyond the observation that this group, regardless of their level of
French, have specifi c graphical practices, we will identify those functions
of writing that neither a mastery of French, nor any of the new
visual technologies can satisfy. Among other things this includes,
its functions of support for cognitive elaboration (in FSL) ; for the
formulation of requests in a database in FSL ; and, in the teaching of
and in - FSL, for “composition” in FSL.
By integrating the viewpoint of signers on the possibility of a graphical
formalization of their language, our study allows us to specify the
functional bases which, together with a linguistic analysis, determine
the form this graphical system will take.